Évacuation des terres de terrassement : que faire des déblais ?

Accueil > Actualités > Évacuation des terres de terrassement : que faire des déblais ?

Un chantier de terrassement génère presque toujours des volumes de terre importants. Fondations, sous-sol, piscine, plateforme ou tranchées : une fois extraits, ces matériaux doivent être réutilisés ou évacués.

Cette question est pourtant souvent sous-estimée au moment du projet. Elle a un impact direct sur l’organisation du chantier, sur le budget et sur le respect de la réglementation. Des terres mal gérées peuvent également poser problème des années plus tard, lorsqu’elles ont été déposées sans précaution sur un terrain.

Dans cet article, découvrez ce que deviennent les terres de terrassement, dans quels cas elles peuvent être réutilisées sur place, comment elles doivent être évacuées et quels éléments influencent le coût de cette opération.

Pourquoi un terrassement produit-il autant de terre ?

Le volume à gérer est souvent plus important que ce que l’on imagine. En cause : le foisonnement.

Une terre en place dans le sol est compacte. Une fois extraite, elle se décompacte et occupe davantage de volume. Selon sa nature, ce gonflement est couramment de l’ordre de 20 à 30 % pour une terre ordinaire, et peut être nettement supérieur pour de la roche fragmentée.

Concrètement, 100 m³ de terre en place peuvent représenter 120 à 130 m³ à transporter. C’est ce volume foisonné qui détermine le nombre de rotations de camions et donc une partie du coût du chantier.

Réutiliser les terres sur place : la solution à privilégier

Lorsque c’est possible, réutiliser les terres directement sur le chantier permet de limiter les transports, de réduire les coûts et de préserver les ressources.

Les terres extraites peuvent notamment servir à :

  • réaliser des remblais pour compenser un dénivelé ;
  • remodeler certaines zones du terrain ;
  • remblayer autour des fondations ou d’une piscine, selon les préconisations du projet ;
  • créer des talus ou des aménagements paysagers ;
  • reconstituer les espaces verts avec la terre végétale.

La terre végétale, une ressource à préserver

La couche superficielle du sol, riche en matière organique, est précieuse pour les futurs jardins. Elle est généralement décapée séparément en début de chantier et stockée à part, pour être remise en place à la fin des travaux. En revanche, elle ne convient pas pour réaliser des remblais sous des ouvrages, car elle se tasse dans le temps.

Toutes les terres ne conviennent pas aux remblais

Un remblai destiné à supporter une terrasse, une voie d’accès ou une plateforme doit être réalisé avec des matériaux adaptés et correctement compactés. Une terre trop argileuse, trop humide ou riche en matière organique peut provoquer des tassements. Dans certains cas, un apport de matériaux sélectionnés est donc préférable.

Attention aux remblais importants

Un exhaussement du sol peut nécessiter une autorisation d’urbanisme. En règle générale, une déclaration préalable est requise lorsque sa hauteur dépasse 2 mètres et que sa superficie atteint 100 m² ou plus. Des règles plus strictes peuvent s’appliquer selon la commune ou en secteur protégé.

Évacuer les terres : quelles filières ?

Lorsque les terres ne peuvent pas être réutilisées sur place, elles sont considérées comme des déchets dès qu’elles quittent le chantier et doivent rejoindre une filière autorisée.

Les terres inertes

La plupart des terres et cailloux issus d’un terrassement classique sont des déchets inertes. Ils peuvent être dirigés vers :

  • des plateformes de recyclage, où la roche peut par exemple être concassée pour produire des granulats ;
  • des chantiers ou des carrières en réaménagement autorisés à les recevoir ;
  • des installations de stockage de déchets inertes (ISDI).

Les terres mélangées ou polluées

Des terres mélangées à des gravats, du bois ou des plastiques doivent être triées. Sur d’anciens terrains industriels ou certains remblais anciens, les terres peuvent également être polluées : elles relèvent alors de filières spécifiques, avec des analyses préalables et un coût de traitement plus élevé.

Ce que dit la réglementation

Le producteur des déchets reste responsable de leur gestion jusqu’à leur élimination ou leur valorisation. Les dépôts sauvages sont interdits et peuvent être lourdement sanctionnés.

Les terres évacuées doivent donc être suivies, avec des documents permettant de tracer leur destination. Céder ses terres à un particulier qui cherche à remblayer son terrain peut sembler pratique, mais ce type d’arrangement peut poser des problèmes juridiques et techniques s’il ne s’inscrit pas dans un cadre réglementaire.

Faire appel à une entreprise qui prend en charge l’évacuation vers une filière identifiée permet d’éviter ces difficultés.

Évacuer des terres dans les Alpes-Maritimes

À Saint-Jeannet, La Gaude, Gattières ou Carros, de nombreux terrains combinent relief marqué, sous-sol rocheux et accès étroits. Les routes sinueuses de l’arrière-pays imposent parfois l’utilisation de camions plus petits, et donc davantage de rotations.

Sur ces parcelles, la valorisation sur place prend tout son sens : les pierres extraites peuvent parfois être réemployées pour des enrochements ou des murets, dans l’esprit des restanques traditionnelles, lorsque le projet s’y prête.

Ce qui influence le coût de l’évacuation

Le coût de l’évacuation des terres dépend principalement :

  • du volume foisonné à transporter ;
  • de la nature des matériaux (terre, roche, terres mélangées) ;
  • de la distance jusqu’à la filière de destination ;
  • de l’accessibilité du chantier pour les camions ;
  • des éventuels frais d’accueil en installation ;
  • de la nécessité de trier ou d’analyser les terres.

Sur certains chantiers, ce poste représente une part significative du budget. Pour mieux comprendre les autres critères, consultez notre article sur les facteurs qui influencent le prix d’un terrassement.

Nos conseils pour bien anticiper

  • estimer les volumes dès la conception du projet, en tenant compte du foisonnement ;
  • chercher à équilibrer déblais et remblais lorsque la configuration du terrain le permet ;
  • prévoir une zone de stockage temporaire sur le chantier ;
  • décaper et conserver la terre végétale séparément ;
  • vérifier que l’évacuation et sa destination figurent clairement dans le devis.

Des terres à évacuer ou à réutiliser ?

Lamare Terrassement estime les volumes de votre chantier, privilégie la réutilisation sur place lorsque c’est possible et organise l’évacuation des surplus vers des filières adaptées.

Demander mon devis de terrassement

Interventions à Vence, Cagnes-sur-Mer, Villeneuve-Loubet, Saint-Laurent-du-Var et dans de nombreuses communes des Alpes-Maritimes.

Questions fréquentes sur l’évacuation des terres

Qu’est-ce que le foisonnement ?
C’est l’augmentation de volume d’une terre une fois extraite du sol. Décompactée, elle occupe davantage de place, ce qui augmente le volume à transporter par rapport au volume creusé.
Peut-on garder toute la terre sur son terrain ?
C’est parfois possible, mais tout dépend du volume, de la qualité des terres et de la configuration du terrain. Un remblai important peut aussi nécessiter une autorisation d’urbanisme.
Peut-on donner sa terre à un voisin ou à un particulier ?
Ce type d’arrangement comporte des risques, car les terres qui quittent un chantier sont considérées comme des déchets. Il est préférable de passer par une filière identifiée pour garantir la traçabilité.
Où vont les terres évacuées ?
Les terres inertes peuvent être dirigées vers des plateformes de recyclage, des sites en réaménagement autorisés ou des installations de stockage de déchets inertes. Les terres polluées relèvent de filières spécifiques.
L’évacuation est-elle toujours comprise dans le devis ?
Pas nécessairement. Il est important de vérifier si le devis prévoit l’évacuation, les volumes concernés et la destination des terres.
Que faire de la roche extraite ?
Selon sa qualité, elle peut être réutilisée sur place pour des enrochements ou des aménagements, ou évacuée vers une plateforme qui la transforme en granulats.

NOUS SOMMES IMPATIENTS DE DÉCOUVRIR VOTRE PROJET

Nos tarifs sont basés sur des études précises, réalisées après visite sur site et analyse du dossier d’exécution.